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SOMALIE - TTU n° 674 du 28 mai2008 Print E-mail

  SECOPEX signe en Somalie
Article du 28 mai 2008
Source :
TTU N°674, Lettre hebdomadaire d'information stratégique
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Quelques semaines après le dénouement de la prise en otage du navire de la CGM-CMA, au large des côtes somaliennes, la société Secopex CSA vient de signer le premier contrat fran çais de sécurité privée avec les autorités somaliennes. Le président Abdoullahi Youssouf, venu à Paris rencontrer Nicolas Sarkozy, le 5 mai, a ainsi profité de sa visite officielle pour parapher le contrat qui sollicite la société domiciliée à Carcassonne sur plusieurs volets, tant dans l’ingénierie de la sécurité maritime, la création d’une unité de renseignement côtier que l’entraînement de la garde présidentielle. Cette dernière a été soumise à rude épreuve depuis la dernière tentative d’attentat contre le président somalien, qui s’était soldée, en septembre dernier, par onze morts. Secopex CSA, «organisme de sûreté maritime reconnu», selon la nomenclature du ministère des Transports, aura pour principale mission de former, d’encadrer et d’équiper les Douanes et les Affaires maritimes somaliennes,dans un contexte tout aussi périlleux. Le récent abordage du“Ponant” est ainsi venu rappeler la nécessité d’une réflexion globale tant stratégique qu’opérationnelle visant à juguler le développement des menaces asymétriques maritimes et de la recrudescence de la piraterie au large de la Corne de l’Afrique. Il vient également confirmer la prégnance de l’initiative de sécurité contre la prolifération(ISP), permettant l’abordage et le contrôle de toutes les embarcations considérées comme suspectes dans des zones maritimes sensibles.
Au moment où la France cherche à faire voter, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, son projet visant à permettre à des pays tiers de combattre la piraterie endémique, qui sévit au large des côtes somaliennes, ce contrat d’exclusivité obtenu – face à plusieurs entreprises concurrentes étrangères — par la société présidée par Pierre Marziali, vient confirmer le rôle croissant des sociétés militaires privées dans le contexte de reconstruction post-conflit des Etats et la logique de l’externalisation de certaines missions sensibles.

 

 
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